Roger Vitrac, né en 1899 participa aux mouvements Dada et le Surréalisme, tandis que Eugène Ionesco, 10 ans plus jeune que l'autre, fut baptisé par ces mouvements. Alors leurs oeurvres manifestent le même esprit de révolte contre les coutumes et les valeurs traditionnelles. La mise en question du langage et l'esprit de contradiction en sont les exemples. Vitrac et Ionesco désarticulent le langage et tournent en dérision la logique et le rationalisme. Pour eux l'homme et le monde sont pleins de contradiction et les gens emploient le langage d'une façon mécanique. C'est pourquoi Vitrac et Ionesco désarticulent le langage pour que nous soyons conscients de notre coutume langagier. Ce qui différencie Ionesco de Vitrac, c'est qu'Ionesco pousse l'expérimentation du langage jusqu'à l'extrê̂me. C'est pourquoi dans la Cantatrice chauve il y a l'absurdité totale dans le dialogue des personnages. Chacun parle comme il dit son propre monologue. A part la mise en question du langage et l'esprit de contradiction, chez Vitrac et Ionesco il y a aussi le thème du feu. Vitrac voulut intituler ses premières pièces “Théâ̂tre de l'incendie”, tandis que dans la Cantatrice chauve le capitaine des pompiers rend visite chez les Smith pour savoir s'il y a le feu chez eux. Il a l'ordre d'éteindre tous les incendies dans la ville. D'ailleurs Mary, la bonne, ose se mê̂ler à ses maî̂tres et à leurs invités et insiste à dire une anecdote absurde sur le feu. Dire une anecdote est aussi un point commun entre Victor ou les enfants au pouvoir et la Cantatrice chauve. Dans la pièce de Vitrac, Victor et Esther racontent, chacun, une histoire. Il s'agit surtout des scènes obscènes et adultères qu'ils virent au cirque et à la maison. Dans la pièce d'Ionesco, le capitaine des pompiers raconte des anecdotes et M. et Mme Smith le suivent. Pourtant leurs histoires sont si absurdes qu'il est impossible de les comprendre d'une manière logique. Le poème intitulé “Le feu” que récite Mary est pareil. Le dernier point commun est la composition des personnages. Charles et Emilie Paumelle est en relation symétrique avec les Smith ; Antoine et Thérèse Magneau avec les Martin ; le général Lonségur avec le capitaine des pompiers ; et Lili, la bonne chez les Paumelle, avec Mary chez les Smith. Bien que l'histoire des deux pièces soit très différente - celle de Vitrac dénonce surtout l'hypocrisie des adultes, tandis que celle d'Ionesco tourne en dérision la bourgeoisie londonienne soumise au coutume -, les personnages sont étrangement symétriques. En somme Vitrac et Ionesco partagent plusieurs points communs à tel point que l'on pense à l'influence du premier sur le second.
Ⅰ. 서론
Ⅱ. 본론
Ⅲ. 결론
참고문헌
《Résumé》
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