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학술저널

번역과 해석학

  • 한국불어불문학회
  • 불어불문학연구
  • 제78집
  • 2009.06
    393 - 426 (34 pages)
  • 36
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Traduire, c`est une tache difficile a accomplir. Cette difficulté est souvent liée au probleme du langage. Or, le langage est par excellence l`objet hermeneutique. Et l`hermeneutique, art de comprendre ou theorie d`interpretation, entretient une relation plus ou moins étroite avec la traduction, d`autant plus que les deux disciplines ont pour objet commun le texte, c`est-à-dire `tout discours fixé par l`ecriture`, pour reprendre la definition de Paul Ricoeur. Sur le plan hermeneutique, ce qui est à comprendre dans un texte, ce n`est pas l`intention de l`auteur, ce que l`auteur aurait voulu dire, mais celle du texte, ce que dit le texte lui-même. Car la fixation par l`ecriture rend le texte autonome a l`egard de l`intention de l`auteur, dans la mesure où `elle dissocie é le sens de ce qui est dit de celui qui le dit`, comme le souligne Hans-Georg Gadamer. Du coup, traduire un texte, ce n`est pas traduire l`intention de l`auteur, mais celle du texte. Mais pour traduire un texte, il faut d`abord le comprendre, en suivant le pribcipe du cercle herméneutique, selon lequel non seulement la compréhension du tout est conditionnée par celle du detail, mais encore inversement la compréhension du detail est determinée par la compréhension du tout. Et comprendre de la sorte, c`est interpreter, parce que l`on comprend un texte, en l`interprétant. `C`est pourquoi toute traduction est déjà interpretation, dit Gadamer; on peut meme dire qu`elle est toujours l`accomplissement de l`interprétation que le traducteur a conférée a la parole qui lui a été proposée.` Il s`agit donc ici, on ne saurait trop répéter, `d`une interpretation et non d`une simple coincidence.` Autrement dit, la traduction d`un texte n`est pas une `simple reviviscence du processus psychologique origiel de sa redaction`, mais `une recreation(Nachbildung) du texte, guidée par la compréhension de ce qui est dit en lui.` Or selon Gadamer, `seul le traducteur qui porte au langage la `chose` que le texte lui montre, c`est-a-dire qui trouve une langue qui ne soit pas seulement la sienne, mais encore la langue appropriée a l`original, saura véritablement recréer(nachbilden). Ainsi la situation du traducteur est au fond la même que celle de l`interprete.` C`est dans ce sens-là que recréer, c`est `s`approprier ce qui est dit au point d`en faire son bien propre.` Sur ce sujet, Ricoeur dit également: `Interpreter, avons-nous dit, c`est nous approprier hic et nunc l`intention du texte`, en ajoutant que `surtout l`appropriation a pour vis-à-vis ce que Gadamer appelle `la chose du texte` et que j`appelle `le monde de l`oeuvre`.` Bref, le travail de traduction est un processus d`interprétation selon lequel après avoir bien compris l`intention du texte, le traducteur se l`approprie pour l`exprimer dans sa propre langue. L`appropriation ne peut pourtant résoudre toute la problématique de la traduction, car on ne reussit jamais à effacer la difference fondamentale des langues, laquelle constitue le probleme le plus pernicieux en matière de traduction. Conscient de `la difference indépassable du propre et de l`étranger`, le traductuer doit donc s`accommoder de la distance qui sépare l`esprit du discours original de l`esprit de sa réplique traduite et accepter que cette distance ne peut être jamais abolie. Cela veut dire que toute traduction a sa propre limite et que `meme si elle est une recréation magistrale, il lui manquera toujours nécessairement une partie des résonances qui vibrent dans l`original.` Le régime de la traduction est donc bien celui d`une `correspondance sans adéquation`, `equivalence sans adequation` ou `equ

Ⅰ.말과 글

Ⅱ. 번역 대상으로서의 텍스트

Ⅲ. 언어의 다의성과 자율성

Ⅳ.자기 것으로 만들기

Ⅴ.같은 것을 다르게 말하기

Ⅵ. “번역은 행복한 도전이다”

참고문헌

Résumé

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