La vie mode d'emploi de Georges Perec est un roman qui se base sur un système de contraintes formelles L'œuvre perecquienne se développe par le jeu et on peut l'appeler un roman puzzle, à tous les niveaux non seulement le puzzle est un élément essentiel de l'histoire principale, mais il représente aussi sa structure générale Perec joue ainsi avec son lecteur et selon lui, la littérature ne doit pas être un jeu solitaire mais un objet auquel le lecteur peut participer activement. Cet élément jeu-puzzle doit être impérativement traduit au niveau du thème et surtout au niveau de la structure, le travail de traduction de la vie mode d'emploi pose à son traducteur des problèms spécifiques. L'objectif de cet article est d'examiner comment ce texte, qui semble intraduisible, peut néanmoins être traduit. Nous avons pris comme LI les 179 phrases numérotées représentent un compendium du livre total, une sorte de compte-rendu de l'oeuvre Aussi forment-elles un acrostiche gigantesque recouvrant un mot secret, âme. Pour le traducteur, il ne suffit donc pas de traduire le sens des phrases, une par une, mais il faut connâitre l'existence de cette âme cachée et obéir au jeu systématique du texte en trouvant des mots qui expriment à la fois le sens et qui satisfont aux critères formels. Le traducteur David Bellos a réussi à fabriquer la version anglaise de l'acrostiche Mais le problème se pose lorsque l'on transpose des textes comme La vie mode d'emploi d'une langue dans une autre, réalise-t-on encore une traduction ou plutôt à une appropriation ou une imitation? On constate que les concepts habituels en traductologie se révèlent assez ambigus pour réfléchir sur ce type de textes, et il nous semble qu'il y a là matière à réflexion sur les concepts de la traduction.
1 들어가며
2 제약과 유희의 글쓰기
3 숨겨진 영혼 âme cachee
4 나가며
참고문헌
<Résumé>
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