La mies en scène de Ma nuit chez Maud est si particuliere faite de long dialogues en forrne de conversaion théologique et philosophiques. Le style de la nouvelle vague est très présent aussi dans ce film, tourne en noir et blanc et en dcéors naturels. Eric Rohmer montre comment, dans un noir et blanc parfait, quelques personnes vivent avec leur contradiciton et leurs croyances. A partir du réel, Rohmer enregistre une action ou se multiplient les effets de réel. ce cinéaste crée un monde en trompe-l'oeil que par un effet de retour, le spectateur voit comme une realité soit connue, parce qu' en fait reconnue, soit lue, c'est a dire interprétée. n y deux infraction aux regles cinématographiques. La premiere conceme l'echelle des plans choisie par Rohmer. Lors des plans moyens où on cadre habituellement les personnages en pieds, la can1éra ne montre pas les pieds. Nous voyons deux motivations quant au choix de Rohmer. D'une part, lors d' un plan subjectif, un clécalage dans la largeur du cadrage par rapport àune échelle canonique marque aussi un décalage dans le point de vue, une subjectivité irnpure. D' autre Part, en se rapprochant où en s'eloignant du personnage par rappαt à une norrne du cadrage, Rohmer tantôt veut être plus proche, plus empathie avec ce personnage tantôt se maintenir un peu à distancc. La seconde infraction consiste, lors d' un dialogue en champ - contre champs, à filmer non pas toujours la personne qui parle mais souvent la personne qui écoute. EUe conceme les points de vue dont on connaît toute l'ambiguité, lors des dialogues en champs- contre champ. Alors que nous partageons le point de vue, et 1’audition, de celui qui écoute, il arrive que Rolmler nous mette du côté de celui qui parle, qui émet le discours. Dans ce film, le narrateur intervient deux fois de ‘voix off'. A vec ce dispositif, en séparant le point de vue du narrateur et celui de camera, le cineaste, comme il le dit lui-meme, pointe les distorsions entre le récit du narrateur et ce que montrent les images. La notion de ‘discours indirecte libre’ nous semble adaptée au cinéma de Rohmer. Nombre d’images y sont prises d'un point de vue dont il est difficile de dire s’il est objectif ou subjectif. Nous anaJysons quelques principes éthiques qui justifient ce point de vue intermédiaire, ambigu, de la caméra, d’une part, une impossibilité réaliste de confondre le regrd de la caméra et celui d' un personnage agissant, d’autre part, le refus de se placer au- dessus de ces personnages, de se detacher d' eux ou de les juger.
1. 선택과 우연
2. 겨울, 클레르몽페랑
3. 주관성과 객관성 사이
4. 이미지와 소리의 어긋남
5 진실과 거짓말
(0)
(0)