Dramaturge et pamphlétaire, guillotinée pour avoir dénoncé les dérives de la Révolution, Olympe de Gouges (1748-1793) fut l’une des premières à réclamer l’égalité des droits pour tous les discriminés et les exploités, comme les femmes et les Noirs. Par la cohérence de sa réflexion et son sens inflexible de la justice, elle s’obstina à secouer une société qui aurait préféré qu’elle soit «ce que la nature voulait qu’elle soit». Des historiens et des féministes s’attachent aujourd’hui à restaurer la figure oubliée de cette femme en avance sur son temps, et peut-être même sur le nôtre. Pour ses premiers commentateurs, y compris Jules Michelet, elle est en réalité un esprit très en avance sur son temps, et pas seulement pour sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791. Le mélange intime entre son oeuvre, ses convictions et sa vie justifie l’actualité de cette figure atypique et profonde. Elle a payé de sa vie ses engagements, le 3 novembre 1793, pour avoir soutenu les Girondins et pour avoir tenté de rétablir un gouvernement qui ne soit pas «un et indivisible». De Gouges est une référence au sens où elle réussit à mêler, et à traduire dans la pratique, des formes d’engagement très variées. Humaniste, universaliste, patriote, solidaire, elle a usé jusqu’au bout de sa pensée critique, avec honnêteté et principes, contre toute forme d’autoritarisme et d’inégalités. Sa vie et son oeuvre sont tout à la fois traversées et nourries par ses idéaux, - ceux de démocratie, d’état de droit, de solidarité, de non-violence ou d’égalité, qui ne sont rien moins que les terreaux fondamentaux de nos sociétés contemporaines.
Ⅰ. 들어가는 말
Ⅱ. 구주의 치열한 삶
Ⅲ. 시대를 앞서간 구주의 말과 글
Ⅳ. 역사의 재평가
Ⅴ. 결론
(0)
(0)