S'occuper du problème de "Balzac et l'architecture", ce serait en quelque sorte se trouver face à l'abîme. Qu'on mesure aussi bien l'ampleur que l'absurdité de cette tâche! Alors nous nous bornons aux deux questions de la description architecturale et de la métaphore architecturale dans le texte de Balzac ; tandis que celle-ci est relative au discours de l'oeuvre en devenir, ou discours de l'architecte, celle-là est relative au discours sur le monde en proie au temps, ou discours de l'archéologue ou sociologue. En faisant cela, nous nous interrogeons aussi sur les rapports entre ces deux discours. La description architecturale chez Balzac se divise en deux stades. Jusqu'aux environs de 1839, c'est-à-dire, avant la description de la maison Rogron dans Pierrette, le roman balzacien s'occupe, en se situant à l'époque de la Restauration, surtout de la description archéologique de la maison, qui a pour but de restituer le passé et d'explorer le lieu où le destin individuel s'inscrit dans un devenir collectif. C'est une réaction littéraire contre le présent d'après la révolution de Juillet. Pourtant, à partir de la maison Rogron, la description archéologique se convertit en dénonciation sociologique : la description se retourne sur la réalité de la monarchie de Juillet, sur la déplorable profanation exercée sur les demeures de la vie privée par le Règne de l'Industrie moderne. Ce changement provient de la prise de conscience que, dix ans après 1830, aucune sorte de restitution n'est plus imaginable. Nous croyons que cette profanation architecturale qui se révèle sinistrement dans Les Petits Bourgeois est en relation avec l'inachèvement de quelques romans des dernières années lesquels décrivent le processus de décomposition de la nouvelle classe dirigeante. Le romancier se sent incapable de concevoir de façon synthétique un monde qui n'évolue pas dans le sens de son système. La métaphore architecturale, de tout temps lieu commun de tout discours sur la littérature, Balzac l'a faite sienne dès le premier temps. La métaphore architecturale suit presque le même processus de changement que la description architecturale. Jusqu'en 1838-1839 environ, le modèle architectural a pour fonction d'embrasser la totalité du réel et d'introduire un principe d'ordre contre une écriture qui produit du disparate. Mais, à partir de la préface de La Femme supérieure (1838), il arrive à pas mal de changements : les images connotant une organisation définitive commencent à se mêler à celles d'un achèvement sans cesse repoussé ; il foisonne des images de classement et de collection au lieu de celles de construction ; le romancier exige plus fort la reconnaissance de la propriété intellectuelle comparable à un bien fonds, en barricadant hermétiquement le chantier dix ans avant l'achèvement ; les termes architecturaux qui sont employés dans les descriptions des maisons dégradées se répercutent dans le discours de l'architecte. Enfin, sur tous les points se révèle la tension entre l'intuition de la totalité, nécessaire mais non effective, et le sentiment de l'impossibilité de l'état dernier. Nous croyons que l'inachèvement des quelques romans des dernières années incite l'inauguration des Oeuvres complètes, cette "paradoxale clôture de l'oeuvre sur elle-même", ce "mouvement de totalisation sans totalité".
Ⅰ. 들어가며
Ⅱ. 건축의 묘사 - 고고학자 발자크
Ⅲ. 건축의 속화(俗化) - 사회학자 발자크
Ⅳ. 건축의 은유 - 건축가 발자크
Ⅴ. 나가며 - 건축의 한계
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