"Il y a un mode d'expression que Sartre plaçait presque aussi haut que la littérature : le cinéma" écrit Simone de Beauvoir. Pourtant, le mot 'presque' de cette phrase en apparence favorable au cinéma laisse un goût d'amertume. En fait, Sartre n'a jamais écrit de livre sur le cinéma. Même s'il a rédigé quelques articles, il ne mentionne le cinéma qu'en comparaison avec le théâtre ou la littérature. Si Michel Contat et Michel Rybalka affirment que son rapport avec le cinéma restait ambigu, c'est que Sartre l'a toujours tenu à distance. Bien qu'il ait travaillé de son mieux comme scénariste, l'échec des films auxquels il a participé en tant que scénariste ou dialoguiste affaiblit sa passion envers le cinéma. Parmi ses scénarios, les Jeux sont faits (1947), un film de Jean Delannoy, est considéré comme le meilleur. Cependant ce film ne semble rien devoir à son existentialisme qui nie l'existence de Dieu et la prédestination de l'être humain. Rappelant le style surréaliste d'un Cocteau, le film traite de la liberté et du choix de l'homme, ce qui nous rappelle en même temps sa notion de 'théâtre de situations'. Dans celui-ci, il insistait pour que l'on présente des situations où le personnage est obligé de choisir. Dans le film de Delannoy, on peut voir les protagonistes constamment confronté à des situations de choix : mort ou amour, camarades ou amants. On ne peut pourtant jamais changer la prédestination. Mais Sartre nous montre que nous, condamnés à être libre en ce monde, pouvons choisir du moins notre destin prédestiné.
서론
Ⅰ. 사르트르의 삶과 영화
Ⅱ. 사르트르의 철학과 영화
Ⅲ. <일은 이미 벌어졌다>, 혹은 상황영화
결론
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