Notre propos est de montrer que les poèmes des Rhénanes, composés pendant le séjour d’Apollinaire en Allemagne, ne constituent pas par la tonalité et l’art poétique employés, une exception dans la totalité du recuil Alcools. Ces poèmes à la différence des autres poèmes, semblent constituer un univers unifié par l’évocation musicale. En s’appuyant sur les grands mythes et les chants, dérivés du folkore allemand, Apollinaire tente de dissoudre dans son écriture le malaise de sa condition de poète. Mais les mythes antiques du Rhin et ses chants démodés sont en décalage avec le présent et ne peuvent plus être qu’objet d’analyse par le poète ou l’espace poétique qu’il dissipe ou dissocie. De fait, l’écriture poétique qui caractérise les poèmes d’Alcools apparait aussi dans Rhénanes. Apollinaire avait une intilligence analitique qui le gênait dans la composition poétique. Elle le fait sans cesse retourner au point de départ, autrement dit au moment dramatique qui précède la composition du poème. En ce sens, aucune évocation musicale ni aucune possibilité poétique ne peuvent l’absorber. Apollinaire était aussi un esprit moderne désireux de dépasser le Romantisme du siècle dernier et l’héritage du Symbolisme. Il nous révèle ainsi de nouvelles perspectives poétiques dans l’expression de ses expériences mouvementées de la vie. En effet, son univers poétique constitué par une nervosité née de l’angoisse, par ses échecs amoureux et par un sentiment d’aliéantion, lui a permis de sentir et de voir ce que les gens ordinaires ne sont pas capables de voir. Ainsi, Apollinaire a commencé par affirmer que l’écirture poètique lui était impossible. C’est pourquoi il a pris cette impossibilité pour objet de sa création poétique et l’on peut dire que c’est en ce sens qu’il a largement expérimenter et profondément vivre la poésie. D’ailleurs, ce postulat de l’impossibilité d’écriture de la poésie de Guillaume Apollinaire a utilisé des mots rares en poésie comme le révèlent les termes employés puisés dans diverses sources. En effet, le poète emprunte beaucoup aux traditions allemandes dans les Rhénanes mais il les transforme pour vérifier l’impossibilité d’une écriture poétique moderne.
1. 들어가는 말
2. 신화의 개인적 수용
3. ‘파편’으로서의 시적 공간
4. 불연속으로서의 시적 연속
5. 『라인 강 시편들』을 너머서
6. 맺음말
참고문헌
〈Résumé〉
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