Cette étude a pour but de remettre en question un axiome selon lequel la Grèce antique est la pure origine de la culture européenne, afin de montrer les racines africaines de la civilisation grecque, à travers une étude comparée du mythe grecque d’Io et du mythe égyptien d’Isis. Cheikh Anta Diop, historien et anthropologue sénégalais, a passé toute sa vie pour montrer que la culture égyptienne ancienne était à la source de la culture grecque ancienne’ et que celle-là était une culture nègre. Son successeur congolais, Théophile Obenga dirige la revue d’égyptologie et des civilisations africaines éditée à Paris pour succéder de diverses recherches faites par Diop. Il a insisté l’unité culturelle de l’Afrique noire en mettant l’accent sur la parenté génétique des langues négro-africaines. Martin Bernal, ancien professeur de l’Université Cornell, publie un ouvragetrès controversé, Black Athena, dans lequel il met en lumière l’influence majeure de la culture égyptienne sur la civilisation et la langue grecques antiques, en soulignant la falsification de l’histoire liée à cette influence égyptienne. Une étude comparée du mythe grecque d’Io et du mythe égyptien d’Isis nous permet de dire qu’il existe beaucoup de similitudes entre les deux : la structure narrative quasi identique, l’introduction de la ville phénicienne Biblos, l’image maternelle des deux déesses, la représentation de celles-ci par une vache, leur conception sans relation sexuelle qui les situe à la lignée de la Sainte Vierge. Cette étude dévoile clairement que les grecs ont accommodé dans leurs légendes divers mythes égyptiens, et que la thèse de Diop et de ses successeurs sur l’origine africaine de la civilisation grecque est tout à fait convaincante.
Ⅰ. 서론
Ⅱ. 본론
Ⅲ. 결론
참고문헌
〈Résumé〉
(0)
(0)