Que devient-elle la communication, si précieuse et exaltante, entre le poète et le lecteur dans le langage poétique de Mallarmé? Le présent article prend cette simple question pour point de départ. Nous allons adopter, pour y répondre, le point de vue rhétorique, qui ne consiste pas à déterminer quel sens le texte produit, mais à déterminer comment le texte se donne à lire. A première vue, le langage de Mallarmé apparait comme une dénonciation de la transparence du sens et de la forme simple de la communication. De là nait l’exigence, chez Mallarmé, d’une distinction entre 〈langage br’ut〉 et 〈langage essentieI〉, qui fonde une nouvelle rhétorique des genres, et qui oppose par Jà la 〈prose〉 à la 〈poésie pure〉. Faut-il interpréter cette rhétorique mallarméenne comme une aventure poétique, coupée de la communicationavec le public, si caractéristique du langage ordinaire? L’aventure poétique de Mallarmé ne permet-elle pas en effet une communication poétique, c’est-à-dire une communication sinocère et intime à travers “la parole retrempée à sa source”? Nous nous proposons, pour comprendre la visée communicative de cette parole poétique, d’analyser un poème de Mallarmé. Soupir. C’est de l’analyse même de l’analogie en tant que figure rhétorique et du mot blanc dans ce poème que pourrait être tiré le mode communicatif propre au Iangage poétique de Mallarmé.
1. 머리말
2. 말라르메 시와 쟝르의 수사학
3. 암시의 미학과 유추의 수사적 기능
4. 백색의 수사학과 시적 의사소통
5. 맺음말
참고문헌
Résumé
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