L’objectif de cet article est d’étudier le concept d’amitié chez Montaigne. Dans le premier livre de ses Essais, il nous donne un exemple parfait et même idéal de ce concept. Montaigne y met en évidence l’amitié exceptionnelle et extrême qu’il éprouve pour Etienne de La Boétie, son ami, décédé prématurément. Il délimite l’amitié parfaite des amitiés ordinaires, qui selon lui ne méritent pas vraiment ce nom. Cette amitié parfaite, voulue par le destin, c’est celle qui l’unit à La Boétie. Sa première rencontre avec La Boétie est décrite comme un coup de foudre. Quand il fait une définition universelle de l’amitié (《parce que c’était lui; parce que c’était moi》), cette amitié véritable ou parfaite ressemble étrangement à l’amour. Elle est avant tout une amitié fusionnelle, tout à fait unique et extraordinaire, considérée comme un mélange de deux âmes. Nous essayons ici de la caractériser en proposant quelques éléments comme le destin, l’indicible, la divinité, etc. Nous trouvons certaines métaphores émotionnelles qu’on observe en général dans le domaine de l’émotion romantique, comme la métaphore de l’unité. A ce moment-là, l’amitié rencontre l’amour.
Ⅰ. 들어가는 말
Ⅱ. 예비적 논의 : 감정과 관계
Ⅲ. 우정의 연금술
Ⅳ. 완전한 우정 혹은 낭만적 우정
Ⅴ. 나가는 말
참고문헌
〈Résumé〉
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