Cette étude a pour but de redécouvrir 'le politique' dans Le Ventre de Paris, le troisième roman dans le cycle des Rougon-Macquart, par le biais d'une réflexion sur une caractéristique relativement inattendue par rapport à d'autres oeuvres zoliennes : la marginalité du thème 'l'argent' tout au long du roman. Il est vrai, comme l'indiquent les études sur cette oeuvre en général, que Le Ventre de Paris est une sorte de satire politique via l'observation méticuleuse du fameux marché bâti au cours du Second Empire : Les Halles. Mais, tout en gardant ce point de vue sur l'aspect politique de l'oeuvre, nous y ajoutons une autre approche qui aborde le roman du point de vue de la tension entre une chose visible, le politique, et - relativement - invisible, l'argent, malgré la fréquente mention des devises de l'époque dans le roman. Contrairement à d'autres romans des Rougon-Macquart, comme par exemple Au Bonheur des Dames, La Curée ou L'Argent, il est difficile de dire que Le Ventre de Paris aborde directement la question de l'argent ou de l'économie de l'époque, car elle y occupe une place qualitativement marginale. La raison principale de cette caractéristique dans le roman est, selon la thèse de notre étude, cet élément qui pousse l'argent de côté pour occuper la place centrale, c'est-à-dire une place qualitativement supérieure à l'argent : le politique. Dans le roman, l'argent n'est décrit en détail que dans les moment où sont révélés les situations financières de quelques personnages. Dans d'autres cas, nous ne pouvons trouver ce genre des descriptions sur l'argent parce que les marchands ou les ouvriers des Halles n'en font pas mention, tout au plus nous instruisent-ils du prix de leurs marchandises, Cette 'inutilité' de l'argent - paradoxalement provoquée par la fréquence de son apparition - nous encourage à penser ce qui remplace l'argent dans Le Ventre de Paris. D'une part, le regard méprisant sur l'argent y est dominant de la part des personnages principaux. Florent, le héros du roman, y occupe le statut de l'étranger, non pas seulement parce qu'il est échappé de la déportation et est arrivé tout récemment aux Halles, mais aussi parce qu'il garde une certaine rancune contre le régime politique en voyant la similarité entre les produits accumulés, puants, sanglants et les cadavres qu'il avait vus au moment de sa déportation. Claude, le peintre et un de ses amis des Halles, nous montre souvent de l'indifférence sur la question d'argent ou le problème financier des marchands, et il n'admire que les tas de marchandises sans cesse accumulées parce qu'ils sont ses sources d'inspiration artistique très importantes. D'autre part, on peut parler sur l'aspect politique du Ventre de Paris. Le thème politique prend une place importante dans le roman non seulement par l'inclination républicaine de certains personnages, mais aussi par l'omniprésence du pouvoir politique dominant, c'est-à-dire le Second Empire. Par exemple, les tourments de Florent commencent avec l'accusation des forces de l'ordre le soupçonnant d'être un participant très actif contre le régime de Napoléon III. Il faut aussi ne pas oublier le fait que les Halles étaient le résultat des projets de reconstruction haussmanienne, puisque cela est impliqué dans les apparitions fréquentes des gardiens impériaux autour des Halles. C'est le vrai mécanisme qui a engendré ce grand marché en y bâtissant constamment de nouveaux immeubles et y faisant v
1. 들어가면서
2. 이방인의 시선
3. 상인들의 자세
4. 시장의 실체
5. 맺음말
참고문헌
Résumé
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