A la fin du XIXe siècle, les critiques et les artistes du monde du théâtre dénient toute dimension artistique au cinéma, qu’ils estiment s'appuyer entièrement sur une machinerie impersonnelle. C'est au cours des années 1906-1908 que cette perception se modifie dans les milieux de la culture où le cinéma commence à s'inspirer de sujets dramatiques et à sortir de la représentation imitative des actualités quotidiennes. Pourtant, son aspect ‘impur’ incite les hommes de théâtre à la méfiance, de sorte qu'ils ne peuvent s’empêcher d’établir une frontière, de poser des barrières avec cet art nouveau-né. C'est pour cela qu'ils veulent protéger leurs privilèges culturels en faisant valoir leur droit d'auteur. A cet égard, certains premiers cas de procès montrent bien la rivalité instaurée entre ces deux arts du spectacle. Dans ce contexte, les procès des auteurs se sont succédés, qui se terminaient généralement par la condamnation des producteurs ou des exploitants de films. Pourtant, cela ne signifie pas que le cinéma est inférieur au théâtre, sur le plan de la valeur artistique, mais qu'il est bien capable de porter à l'écran ce qui est représenté sur la scène théâtrale de manière fort honorable si ce n’est admirable. Comme l'a bien remarqué Alain Carou à propos de ces procès, “derrière l'arbitrage d'un conflit d'intérêts se joue sans qu'on y ait pris garde un procès en nature du cinéma, soit le premier effort théorique pour penser la nouveauté du spectacle cinématographique proprement dit, loin des dissertations convenues sur la destination sociale de l'appareil”.
서 론
1. 19세기 말엽의 프랑스 공연문화
2. 매체의 기술적 발전과 저작권 보호대상의 확대
3. ‘작가 소송procès des auteurs’ 시대
4. ‘예술 영화Film d'Art’의 등장
결 론
참고문헌
Résumé
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