Les poètes du ⅩⅦe siècle s’attachent particulièrement à l’épopée, grand genre antique en ayant en tête comme modèles l’Énéide de Virgile et la Jérusalem délivrée du Tasse. Bien des adaptations, des traductions et des parodies de l’épopée de Virgile témoignent de la forte influence du poète latin sur la poésie française moderne. Même si certains prêchent les épopées tirées de l’Ancien ou du Nouveau Testament, les poètes français autour de 1650 prennent souvent leurs sujets dans l’histoire du monde chrétien comme le conseille le Tasse. Au début de 1670, le débat sur l’épopée et la querelle du merveilleux éclatent entre Boileau et Desmarets. Celui-ci compare quelques uns des plus beaux endroits de l’Énéide avec ceux du poème de Clouis dans une section de La Comparaison de la langue et de la poésie française avec la grecque et la latine. Prenant cette provocation pour preuve d’orgueil et d’ignorance, Boileau le critique à l’occasion des lectures de l’Art Poétique dans un salon parisien avant sa publication. En 1673 Desmarets réédite son épopée Clovis en la faisant précéder d’une préface polérnique critiquant le merveilleux païen auquel Boileau a recours dans l’Épître Ⅳ et défendant l’emploi des sujets chrétiens dans l’épopée. À l’époque où la mythologie gréco-latine s’installe dans les domaines littéraires et artistiques, Boileau la réduit à la fonction allégorique et à la fonction d’ornement pour qu’elle soit vraisemblable. Selon son Art Poétique, le merveilleux païen fait plaisir au lecteur du poème épique, alors que le merveilleux chrétien lui offre la souffrance et donne aux vérités de l’Évangile 《l’air de la Fable》. Boileau compare Desmarets au 《poète sans art》 sans le nommer et le cite pour railler ses jugements concernant la supériorité du poète moderne sur Homère et Virgile. Au lieu de dicter des règles comme législateur du Pamasse, Boileau mène le cornbat contre les poètes épiques du ⅩⅦe siècle et le merveilleux chrétien tout en s’appuyant sur les chefs-d’oeuvre de l’épopée. Dans sa Défense du poème héroïque, Desmarets se considère comme victime de l’envie et de la fureur de Boileau et riposte à toutes les attaques contre le merveilleux chrétien. Le merveilleux chrétien n’anive pas à s’imposer en France en raison de l’échec de l’épopée du ⅩⅦe siècle. Au delà de la médiocrité des poèmes épiques et de leur grande ampleur, cet échec s’explique par l’évolution du goût vers le milieu du ⅩⅦe siècle: loin de l’héroïsme et des exploits guerriers, le public s’intéresse à la vie privée. L’absolutisme, le rationalisme de la bourgeoisie et les valeurs du classicisme comme la vraisemblance, la raison et le bon goût contribuent beaucoup à l’échec général de l’épopée française. Hérité de la doctrine de Boileau, le classicisme du ⅩⅧe siècle considère les poètes épiques du siècle précédant comme les adversaires de la raison et du bon goût. Mais l’Art poétique de Boileau n’est pas une somme des règles, mais une oeuvre de combat contre les Modernes. Le poème épiq
1. 머리말
2. 17세기 프랑스의 서사시 이론과 창작
3. 부알로와 데마레의 서사시 논쟁
4. 프랑스 서사시의 실패 요인
5. 맺음말
참고문헌
〈Résumé〉
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