Le présent article vise à analyser l'esthétique de la ≪fragmentation≫ dans les films de Robert Bresson. En générale, la fragmentation d'un film s'acquiert de deux caractères : la ≪décomposition≫ et la ≪composition≫. Afin de comprendre l'esthétique de la fragmentation d'un cinéaste, il est impératif d'appréhender l'ensemble de ces deux caractères. La présente étude porte donc sur ces deux aspects spécifiques de la fragmentation bressonienne. Nous analysons principalement le film <L'Argent> (1983) de Bresson. Bresson décompose le temps et l'espace cinématographiques à sa propre manière. D'un côté, en employant l'absence du plan de situation, l'amplification du son, les images partielles en gros plan et la mise en valeur des espaces périphériques, il décompose l'espace cinématographique. De l'autre, il décompose le temps avec l'audacieuse ellipse narrative et la mise en valeur du temps périphérique. Cependant, nous constatons que cette phase decomposée se transforme, au fur et à mesure, en phase composée. Cette composition de la fragmentation bressonnienne s'effectue sur le plan perceptif. Les fragments de Bresson approfondissent notre perception et la prolongent. A travers cela, Bresson entreprend le retour à la perception pure et au temps et à l'espace cinématographiques qui, auparavent, ont été éclipsés par la narration. Pour ainsi dire, la fragmentation de Bresson reconstruit l'univers ≪perceptif≫ en décomposant le monde narratif. C'est pourquoi Bresson attache une grande importance à des aspects comme la peinture, le rythme et l'intuition. Pourtant, cela ne veut pas dire que sa fragmentation exclut le récit, l'émotion et le sens. Au contraire, la fragmentation de Bresson ouvre une nouvelle dimension de l'univers de récit-émotion-sens à travers la force perceptuelle. Cet effet dialectique de la fragmentation bressonnienne nous aide à mieux éclairer le caractère paradoxal de ses films.
1. 들어가는 글
2. 영화의 파편화
3. 브레송 영화의 파편화
4. 나오는 글
참고문헌
Résumé
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