La préparation de roman, les deux derniers cours donnés par Roland Barthes au Collège de France montre par excellence ses idées sur le roman, non pas sur le roman général, mais sur le roman qu’il désire dans son fantasme. On peut dire qu’ils sont l’aboutissement de ses recherches sur l’écriture blanche depuis Le Degré Zéro de l’écriture, même s’il semble retourner vers les valeurs traditionnelles qu’il a critiquées auparavant, comme « auteur » ou « œuvre ».Roland Barthes a pris la distance à l’égard du « roman » en tant que genre. En revanche, il n’a cessé d’écrire les « romanesques » d’une manière fragmentaire. Mais, soudain, en 1978, il déclare qu’il va écrire le « roman », qui serait différents de ses écrits passés. Il s’agit d’une grande œuvre, continue et non-fragmentaire. Ce sont les expériences successives de la mort, surtout celle de sa mère, qui l’ont amené à établir un tel projet. Dès lors, il s’efforce à ériger une œuvre monumentale pour témoigner ceux qu’il aime, à les sauver de l’oubli. Mais ce qu’il écrit bien, ce sont des notes brèves qui saisissent le présent comme le Haïku, non pas un roman anamnésique dont l’exemple est évidemment A la recherche du temps perdu. Comment passer des notes au roman ? Après longuement analysé les différents aspects de Haïku, il recherche une « tierce forme » entre le « Livre », forme architecturale et préméditée et le « Album » qui est circonstanciel et discontinu. Il cherche toujours les moyens chez Proust, qui a réussi à passer des écrits relativement courts et limités à une forme longue et continue. Mais l’accident lui a arraché la plume. On ne peut donc savoir quel serait son roman. Il a fait voir seulement certains aspects, certaines directions, et sa forme reste voilée à jamais. Mais ce qu’il est évident, en écoutant ses cours, en lisant les textes, on oublie la mort et l’ennui de la vie, et rêve un roman qui n’a jamais existé.
들어가며
본론
1 소설과 소설적인 것
2 죽음, 새로운 삶, 그리고 소설
3 노트에서 소설로
나가며
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