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학술저널

Un regard français sur la notion de dignité dans la Constitution coréenne

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Le système démocratique constitue la forme la plus efficace pour mettreen oeuvre les droits de l’homme dont la dignité de la personne humaine enconstitue l’emblème. Le processus de démocratisation est un lent cheminement durant lequel on s’efforce d’aboutir à un idéal qui se concrétise à travers le degré toujours plus élevé de protection des droits et libertés des individus. La Corée fête les trente ans de la VIème République instaurée lors de la neuvième révision de sa Constitution. Cette VIème République est réputéeavoir fait entrer le pays dans l’ère démocratique et l’opinion générale salue la rapidité de la progression faite en la matière. Mais, comment dans un système ancré dans le confucianisme, la notionde dignité est-elle comprise et intégrée en droit ? Sa rédaction au sein dela Constitution révèle les différences originelles de sa compréhension. Par ailleurs, son application par le juge constitutionnel montre les obstacles àl’acceptation de concepts absolus et indérogeables et le souci de s’adapteraux contingences de la réalité, cher à la tradition confucéenne. La dignité apparaît de la même manière qu’en France essentielle à la progression dusystème démocratique, voire parfois même davantage au regard del’utilisation extensive qu’en font les juges constitutionnels, mais son application et tout particulièrement son expression, diffèrent.

1. Introduction

2. Dissonance sur la notion de dignité dans la Constitution coréenne et la Constitution française

3. Discordance sur la notion de dignité dans son application par le juge constitutionnel

4. Conclusion

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