Assia Djebar, romancière la plus influente de la littérature maghrébine de langue française, est toujours consciente de la situation plurilinguistique algérienne où l’arabe populaire/dialectal, l’arabe classique, le berère, le français cohabitent tout en soulevant la tension ou le conflit. Cette «surconscience linguistique» dont Lise Gauvin parle concernant la création littéraire des écrivains francophones permet à Djebar d’examiner la problématique de la langue maternelle. Notamment, si le texte djebarien composé des sons divers comme le cri féminin de joie ou de souffrance se caractérise par «l’écriture de sistre», nom de la batterie egyptienne, la manière de transcrire la langue maternelle en français serait un élément décisif pour construire la particularité textuelle de Djebar. Tout d’abord, nous pouvons constater que un mot de la langue maternelle joue le rôle de déclencher la volonté d’écrire. Pourtant, cette destinatrice devrait «écouteuse» par laquelle les différentes voix des femmes algériennes porteuses de la souffrance causée par la société patriarcale et par la colonisation pourraient se rencontrent. Par exemple, Lila, personnage principal dans le premier film de Djebar, intitulé La nouba des femmes du mont Chenoua, rencontre les femmes de Cherchell pour écouter leur expérience pendant la guerre d’Algérie.
1. 서론
2. 글쓰기의 원천
3. 모국어의 소외, 사랑의 언어
4. 여성의 모국어 보존과 전수
5. 맺음말
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